Choisir un architecte un gage de sérieux

choisir un architecte

Faire le Choix d’un architecte

Prendre un architecte ? Voilà bien le choix du grand large. Je veux dire que le choix de la construction sera ou ne sera pas personnalisé.

En effet, si vous venez le nez au vent et poussez la porte de l’architecte, cela doit sans doute être la conséquence d’une publicité ou de sa notoriété ou encore du bouche à oreille, mais dans tous les cas vous avez en tête l’envie de personnaliser votre lieu de vie.

L’architecte intervient là où le maître d oeuvre, n’intervient plus, son expertise, garantit que votre projet sera au top niveau.

Un choix de maisons labellisées

Si votre budget est raisonnable mais pas no-limit, un conseil d’ami mieux vaut s’en tenir au choix de votre architecte qui propose clés en mains pourrait-on dire. En ce sens que le choix présenté à déjà été construit, et que par conséquent on peut connaître d’avance le prix et même de la voir au moins côté rue.

Avantage et non des moindres, choisir un architecte inscrit à l ordre des architectes est à votre écoute, il travaille en étroite relation avec des artisans quasi habituels. En tous cas l’ architecte sera, en quelques conseils vous proposer tel ou tel modèle. Selon votre choix votre maison sera confiée à telle ou telle équipe d’artisans. C’est, bien sécurisant.

Néanmoins la maison sera déjà vue même si le nombre de constructions limitées, autant typique à la région qu’au style du professionnel expert dans son domaine.

Autre choix : le devis personnalisé

Une variante dans la présentation le modèle est adaptable selon votre goût. Les limites à vos exigences seront techniques essentiellement hormis le budget. Les modifications les plus simples et qui ne modifient pas ou peu le permis de construire, se porteront sur l’agencement intérieur.

Modifier la structure de la construction, implique de redessiner les plans  et le prix deviendra par principe personnalisé. En d’autres termes, sans l’exprimer clairement à l’expert, il serait prudent de disposer d’un budget modulable, autant que possible.

J’assume mon expérience : ce qu’il ne faut pas suivre

Au hasard de l’exercice de ma profession, je suis en relation avec un client. Il veut  découper son jardin devenu trop grand.

Ce sera mon seul privilège pour ainsi dire. Le prix négocié n’est pas celui d’un lotissement, la viabilisation est inexistante, il faut tout  faire la demande de permis de construire et toutes les formalités préliminaires.

TVA dites vous ?

Affaire faite ! et premier écueil, le fisc nous tombe dessus. Avec force de comparaisons (nous sommes socialistes pur sucre en 1981, par la nomination de Mitterrand Number one des socialistes accédant à l’Elysée) le fisc contrairement à la pensée unique de l’époque : livrer la guerre des prix.

Bien au contraire de combattre la hausse des prix des terrains à construire, Il ne comprend pas, que l’on intègre les frais annexes, en déduction d’un terrain à bâtir viabilisé, dans mon acquisition.

Enfin, négociant âprement, le fonctionnaire défend les finances publiques qu’il estime flouée.

Après avoir démontré que de dessous de table, il n’y en pas, que je suis salarié et que mes comptes bancaires et d’épargne sont clean. Alors reste un redressement de TVA selon le slogan « l’état n’a pas facturé le bon montant de TVA ». En définitive je paie 2/3 d’un mois de Salaire pour avoir la paix.

Le crayon de l’architecte

L’architecte visite le terrain ( un ancien architecte des bâtiments de la sécurité sociale entre autres ).  M. ( Le cal………) trouve notre terrain constructible sans grandes difficultés (apparentes) et lance les premières esquisses.

On arrête un choix original : le terrain étant enclavé, la maison ne présente pas de façade principale, donc elle sera quasiment ronde. (elle ne compte qu’un seul angle droit).

Le projet Prévoit  trois niveaux, sous sol, rez de chaussée, et un étage sous mansarde). Le tout sera chauffé par un plancher chauffant basse température avec pompe à chaleur à eau. L’eau serait  prélevée dans la nappe phréatique et renvoyée dans un puits .

Le budget explose

Le prix était très raisonnable et le chantier devait ouvrir premier semestre 1982 . De dessins en dessins, le chantier ne s’ouvrira qu’ après les vacances d’été, soit tout au début de septembre.

Hélas, l’architecte ne reviendra pas, il est foudroyé d’une crise cardiaque au cours de ses vacances.

« Holà, moment de grande solitude », l’appel d’offre par courriers recommandés est restée à la poste. Personne ne peut la retirer faute de signature !!!

Le contrat d’architecte était muet en ce cas de force majeure ?

Trouver un autre architecte à la fin des vacances ? Une galère !

L’épouse de l’architecte nous indique un ami de la famille. Qu’il soit libre nous inquiétait quelque peu.

Réécrire l’histoire d’un projet de construction, car chaque architecte signe son œuvre. Ceci pour dire,  que les dessins seront « revus et corrigés ».

La course contre la montre est lancée. Au bout de palabres, d’atermoiements, il faudra changer l’équipe des artisans pour lesquels le professionnel à l habitude de travailler.

Ouverture du chantier

Au 20 septembre le premier coup de pioche est planté. Patatras un énorme rocher sur 80 mètres carrés, se découvre  à un mètre de profondeur en sous-sol. Ce qui  arrête le chantier séance tenante.

Appel à l’ingénieur béton

Qui dit rocher en sous-sol (en partie) dit instabilité des fondations. La solution préconisée : fondations armées en ferraille et assise plus large (un mètre de large). Plus-value non prévue.

Le chantier peut redémarrer.

Une nuée de plus-values s’est abattue au cours de la construction.

  • Première modification : l’évacuation des eaux usées sera dirigée vers un collecteur plus éloigné.
  •  En deux : Suppression d’un escalier condamné par le rocher.
  • Et de  trois : le parapluie est ouvert, l’architecte veut des garanties, renforcer la ceinture béton armée.
  •  puis quatre, De plus la largeur du garage pour y garer deux voitures est trop large de 45 centimètres. Un poteau le partage en son milieu supprimant du même coup les échanges du Tennis de table. Dommage on l’aurait apprécié les jours de pluie.
  • Encore cinq, La même mésaventure nous attend dans le séjour salon. Nous le voulions en une seule pièce de 60 mètres carrés. Un poteau plutôt décoratif, maintenant, nous oblige.
  • Enfin six, À l’étage les pièces grandeur réelle, nous inquiète la hauteur sous plafond trop basse. Les maçons remonte un rang de parpaings supplémentaire.

Budget de construction dépassé

Si la maison d’architecte permet d’évoluer avec les artisans au cours de leur ouvrage, nous devrons ranger nos rêves..

Heureusement, que nous pouvons maîtriser l’achat des matériaux. Ainsi la pompe à chaleur sera abandonnée au profit d’une chaudière bas de gamme au gaz.

Quoiqu’il en soit, la chaudière Vissemann basse température attendra quelques années, avant de prendre place dans le dispositif.

Par suite, le budget peinture a été raboté sérieusement privilégiant les pièces de vie.

 Une occasion de plus pour bricoler sans modération, même le dimanche.

Une leçon ajoutée à l’expérience professionnelle

Professionnellement, j’ai pu ainsi mieux comprendre les emprunteurs, qui me sollicitaient pour obtenir un financement complémentaire. Combien, il est difficile de reprendre le dossier de prêt immobilier « déjà ficelé ».

Comment peut on garder  le ratio d’endettement au-dessous du surendettement?

La solution ultime conduit à recourir au prêt familial bien souvent.

Et si c’était à refaire

Dans les conversations au cours des apéros,  le leitmotiv à propos de la maison  revient souvent sur le même thème. « il faudrait construire une deuxième maison ». En somme, construire la même en évitant de refaire les erreurs vécues. off course !.

Les réussites il y en a :

Au moins une qui mérite d’être citée :

Le chauffage dans le sol  date maintenant de 35 ans. Il offre un confort optimal. Tout d’abord qu’elle ne fut pas notre surprise d’avoir une température homogène dans les pièces. En somme,on ne constate aucune turbulence à l’approche des portes et fenêtres.

En effet, qui n’a pas regretter de n’avoir pas positionner un radiateur au bon endroit. Sans parler de l’encombrement de ces radiateurs qui ne sont pas tous déco.

De surcroît les escaliers sont ouverts du sous-sol à la mezzanine du premier étage. Ces escaliers en hélice superposés laissent apparaître les voûtes Sarrasines *, (sinon à quoi bon

*Voûte hélicoïdale destinée à supporter un escalier et dont la principale caractéristique est de pouvoir être construite à l’avancement sans étaiement ni coffrage. L’escalier est généralement balancé et les marches et contremarches sont encastrées dans un mur latéral.

L’absence de porte entre le sous sol et le rez de chaussée, reste neutre. En effet, le chauffage dans le sol ne déplace pas de mouvement d’air. Quant à l’air du sous sol froid par nature donc plus lourd, stagne en bas. Ainsi, aucun  mélange n’interfère avec le niveau supérieur.

Rôle de l’architecte

La prudence de l’architecte,  ne nous a valu que quelques micro fissures très très fines. Notamment dans le garage, comme pour délimiter les fondations sur le rocher, des fondations sur la terre, semble-t-il ?

En conclusion :

Mon exemple n’est pas à suivre, et je suis sûr que les connaisseurs auraient corriger d’eux-mêmes !

Seulement gagner le loto « de la malchance » n’est pas pour tout le monde !! OUF !

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Auteur : Jacques GUIDANIEL

Ex-responsable de Banque, Bloggeur sur QuelAvenir.fr Pseudo