Vague de faillites attendue : quel avenir ?

Après avoir subi la crise jamais vécue jusqu’ici par les petites et moyennes entreprises, après 60 jours d’arrêt d’activité, les indicateurs sont interprétés avec pessimisme.

Les entreprises en France selon leur importance gèrent leur trésorerie en cascade. Les grandes entreprises retardent leur règlement face aux sous traitants qui à leur tour ont recours au PGE.

Cette situation loin d’être confortable connait un impact important sur nos entreprises. La volonté du chef de l’Etat Emmanuel Macron, les travaux du ministre des finances Bruno Le maire prodigués sans ménagement retiendront ils la vague de faillites qui se forme depuis le 20 Mai 2020.

Les entreprises (TPE et PME) en activité de croisière fonctionnent avec une trésorerie de 4 à 5 mois dans un flux de commandes régulier.(dans le meilleur des zones d’activité).

Situation économique mitigée

Les journaux financiers avancent le chiffre de 10.000 entreprises qui auraient échappé momentanément au dépôt de bilan. L’aide financière de l’Etat notamment avec la prise en charge du chômage partiel ralentit la chute dans beaucoup de cas.

Par ailleurs le recours au télétravail corrige à la marge la productivité. Néanmoins, les entreprises dans un marché tendu ou sensible se sont vu refuser le prêt Garanti par l’Etat.

Devant les difficultés du coronavirus, la banque motive son refus en considérant la crise du  coronavirus révélateur d’un état précaire.

Les décisions prises en fin d’année 2019, qui semble t il sont dé-corrélées de la crise sanitaire, ont porté un coup terrible à un secteur clé de l’économie. Le bâtiment, les permis de construire ont chuté  de plus de 25% et les mises en chantier d’autant.

En Effet, le HCSF (haut conseil de stabiliité financière) compte tenu des taux d’intérêts très bas, de la hausse continue des prix de l’immobilier, a, rappelé les règles de sécurité dans le financement des crédits. Une manière de rendre plus sélectif l’accès au crédit.

intervention du HCSF

La concurrence entre banque, leurs liquidités abondantes, la crainte de devoir déposer leurs fonds à la BCE et surtout de devoir payer un intérêt négatif, ont boosté notablement la distribution des prêts immobiliers.

L’intervention du HCSF, à la recherche de la stabilité financière, par son intervention prévoyait et anticipait le risque d’impayés des acquéreurs immobiliers. Beaucoup d’entre eux ne disposaient pas d’épargne de précaution, c’est à dire d’apport personnel qui devrait couvrir au minimum les frais de dossier et garantie.

En rappelant à la banque que le financement sans apport ne serait plus recevable, que le taux d’endettement des ménages pour le remboursement des emprunts doit rester en déçà des 33% des revenus, et que la durée du financement ne peut excéder 25 ans, le marché de l’immobilier subissait la crise « de l’encadrement du crédit » bien  avant la crise sanitaire.

Alors que les ménages, ont épargné pendant la crise sanitaire du coronavirus, l’économie du pays aborde la période des vacances et chacun espère le rebond en V . L’épidémie du coronavirus est tout doucement en déclin, il est doucement en train de reculer. L’activité économique résorbe les retards depuis la fin mars, seulement la reprise attendue se fait attendre. Les vacances retardent les effets.

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Evolution, vers une vague de faillites

Si les entreprises familiales semblent résister mieux grâce aux investissements tirés des fonds propres, beaucoup d’entreprises ne disposent pas de réserves , ni ressources stables faute de réaliser des bénéfices.

La trésorerie se réduit au crédit fournisseur, dans certains cas . D’ailleurs ce sont ces entreprises qui ont été pour la plupart écartées du PGE.

Déjà les licenciements économiques limiteront ils la casse dans les prochaines semaines ?

Sans revenir sur les décisions arbitraires dans le secteur du bâtiment qui soit dit en passant fait cruellement défaut avec quelques 400.000 logements à peine chaque année, contre le million programmé, les pouvoirs publics donnent du leste aux entreprises en difficultés.

Depuis fin avril ce secteur décline, les entreprises paient un lourd tribu du fait du coronavirus une vague de faillites est à venir.

Les pouvoirs publics modifient la date de déclaration des cessations de paiement. Une façon de ralentir la chute. En effet, l’entreprise en difficulté, qui ne paie plus les factures, doit au risque de sanctions personnelles envers le gérant, déclarer la cessation de paiement au greffe du tribunal de commerce dans les 45 jours.

L’Etat conscient du boomerang annule la période de la crise sanitaire et de ce fait la date fatidique des 45 jours échoira le 7 octobre 2020.

Les prochaines semaines seront critiques, la période dite  critique des faillites vont sans doute exploser aux portes du plan de relance.