Immobilier : confinement c’était mieux avant !

petit commerce
Comme il serait pratique de créer une commission, de voter un plan d’urgence sanitaire, de décider un confinement dont seul le dirigeant au plus niveau aurait la potion magique en lieu et place de recette pédagogique audiovisuelle diffusée. Qu’une politique pointilleuse veille au grain multipliant les détails, dans l’application du confinement n’a rien de choquant. A ceci près, que l’on préfère prendre des mesures d’ordre égalitaire ne serait-ce  pas plus choquant non plus. En revanche, monter dans le métro bondé aux heures de pointe, supprimer les produits que l’on a soigneusement étiqueté non essentiel et  que l’on ait exclu les déplacements physiques pour visiter un bien immobilier à vendre ou à louer, à quoi de surprendre. Faire une différence entre la visite physique interdite dans un logement appartenant à un propriétaire privé, mais qui est  autorisée lorsqu’il s’agit de visiter un logement HLM, s’explique sans doute autrement. Que l’on ait bâché dans les grandes surfaces  les produits non essentiels….se comprend aisément. Si je trouve un pyjama pour taille 2 ans « classé essentiel », je prends,  mais je ne prendrais pas un pyjama taille 3 ans, il est  « interdit classé non essentiel ». Citons à ce sujet  Michel Edouard Leclerc qui  s’amuse à signaler « qu’il vend le journal mais pas les livres »

Pourquoi Immobiliser l’immobilier?

On peut visiter un  logement pour établir le diagnostic, on peut l’ouvrir pour faire les travaux préparatoires avant la mise en vente ou en location,  mais ce ne sera que pour le tenir au secret ensuite. On peut déménager en faisant appel au déménageur, on peut aussi déménager avec quelques proches (moins de six). Seulement, êtes vous sûr que le logement de destination sera libre… En effet, le sortant peut squatter quelques temps « s’il est empêché »(convention d’occupation temporaire). Le premier confinement fut très bien suivi, voire trop bien si l’on compare avec les pays voisins qui restent exemplaires « en même temps« , aurait dû permettre d’instaurer une ligne de conduite ou de mire. A ce propos, regardons les « urgences » à l’hôpital… comment est respecté la distanciation ? Pourquoi serions nous disciplinés dans une grande surface « alimentaire » et incapable du moindre bon sens dans un magasin « petit commerce » ? La banque de France révise à la baisse ses prévisions ! Puisse t elle s’appuyer sur des chiffres factuels lorsque l’on prend des décisions visant clairement à éviter le risque de surendettement des particuliers, et le chômage partiel prémices de dépôts de bilans .

Recommandations HCSF intransigeantes

En effet, le HCSF sur recommandations édictées en décembre 2019, avant le COVID-19 limitait de manière drastique l’accès au financement immobilier. Nouvelles conditions à remplir :
  • présenter un apport personnel qui soit suffisant pour payer les frais et taxes liés à la vente
  • veiller à ce que les mensualités ne dépassent pas le tiers des revenus du ménage
  • enfin interdire les prêts d’une durée supérieure à 25 ans.
Le troisième trimestre malgré les congés d’été a permis de remettre le marché immobilier à en vitesse de croisière en phase rattrapage de la crise sanitaire. Le précédent confinement aura servi de test, et d’ailleurs les études des notaires sont ouvertes, pour les dossiers ouverts en cours, les courtiers pour la majorité continuent leur mission. Hélas le mouvement s’épuisera par la suite, les agences immobilières sont fermées, seules les visites virtuelles sont recommandées.

Comment fonctionne le marché immobilier ?

Les annonces immobilières s’exposent malgré tout, les méthodes évoluent et les agents immobiliers rapportent que les publications adossées aux visites virtuelles raccourciraient le délai de la vente immobilière . En s ‘appuyant sur les chiffres du 1er confinement le délai diminuerait de 11 jours en faveur de la représentation graphique virtuelle. Néanmoins, les chiffres de la Banque de France le précise, la baisse des volumes de transactions immobilières est inéluctable. Le protocole sanitaire mis en place fonctionne pourtant . Il n’est pas compréhensible qu’il ne puisse pas se poursuivre dans les petits commerces et les agences immobilières en France. Les prises de rendez vous canaliseraient la clientèle.

Les études des notaires ouvertes

Retarder la signature des actes de vente freine la suite de l’activité économique, et bloque les lieux d’entrée des nouveaux acquéreurs . L’instruction des dossiers de crédit immobilier découle du projet immobilier en marche en respectant le protocole sanitaire qui rappelons le mobilise moins de six personnes dans une agence pour un acte. Les réseaux immobiliers peuvent s’adapter sans difficulté, et c’est un pan de l’économie qui s’arrête mais également qui bloque l’activité de la France, les mutations, les déménagements , l’école tout est lié au marché immobilier. Le constat est sans appel, les recommandations du HCSF ont généré des refus des dossiers de financements en banque en hausse de 15%, c’est à dire 3 fois plus qu’en 2019. La production des crédits immobiliers est en recul de 2%, malgré la baisse des taux d’intérêts au cours de l’été. Les décisions prises laissent dubitatif, alors que les chiffres notamment des clusters ne sont pas exploitables, les traçages et la mise à l’isolement n’ont pas été exploitées à fond. La crise sanitaire s’inscrit dans un environnement économique et social indépendante des choix politiques ci et là.