La banque nouvelle existe t elle

Les banques du « lièvre et de la tortue »

Gageons la métaphore que la banque dirons nous historique et la banque en ligne sur le Web, se lancent un défi. La banque historique conforme à son paradigme et la banque en ligne « fintech » se feraient la course à l’échalote, histoire de se faire de la « pub » plus écolo !!

La banque mon papa et moi

C’était il y a quelques décennies, les banques se relevaient des crises financières d’après guerre. Puis la nationalisation des banques en France permet le redressement du pays, le plan Marshall aidant, l’économie du pays panse se plaies. Ceci, m’a été raconté étant moi même baby boomer !
En revanche, les banques des années « appelées trente glorieuses » je connais. Aussi vais je tirer les parallèles entre la fable de la Fontaine et le destin des banques à l’ère d’internet.

La Banque institution

Les banques ont été conquérantes quand la clientèle dite potentielle, restait éloignée des places bancaires. Ce fut, le temps des conquêtes sérieuses ouvrir un compte s’annonçait comme une première communion, et demander un prêt ne reflétait pas la grandeur, tout au plus une impolitesse, avoir du culot !
Les années 70 voient poindre les salles « d’ordinateurs » gigantesques climatisées, sorte de cathédrales en sous sol de la banque.

C’était le temps ou le père présentait son fils sur rendez vous avec le chef d’agence de la banque, pour lui préparer son avenir.

Etre connu et reconnu à sa banque

La banque pignon en angle sur rue, représente la finance, le commerce, la confiance tout pour la réussite professionnelle. Chacun maintenant voit ou je veux en venir. Les enfants des années 80 ne se recommandaient plus des parents pour ouvrir un compte à la banque, et si possible pas dans la banque des parents.

La banque et l’innovation

Voici venu le temps de la rentabilité, des commerciaux plutôt assis derrière le guichet que portant la sacoche fripée autant que la côte Desfossés (journal financier) chez les prospects. La banque classique misait sur la vente « additionnelle » après avoir découvert ce que le client semblait rechercher.
L’installation des distributeurs de billets tendaient à éloigner les clients du service de caisse coûteux en personnel de la banque. La course d’arrière garde des banques sera réduire les charges de personnel.

Stratégie d’arrière garde

Je m’explique, les conseillers étaient dérangés continuellement par la gestion de leur portefeuille, je veux parler des appels téléphoniques des clients qui coupent les démonstrations commerciales en cours à l’agence. Ainsi naquirent les plateformes téléphoniques, (communications surtaxées) parcours obligés du client en quête de la moindre information.
Très vite les agences sont désertées, le client apprend l’autonomie, à prix fort toutefois, les appels téléphoniques sont surtaxés, les retraits au distributeurs sont contingentés, et quand vient le temps de consulter les comptes par internet, l’autorisation sera facturée.

La concurrence bancaire se cache dans les détails

De la position de monopole la banque diffuse une image commerciale « sacralisée » qui s’avère  rapidement lointaine. La notion de transfert du manque à gagner généré par les crédits se déplace vers la facturation des services. La « banque de la famille » mettra en place les frais d’interventions sur les comptes à découvert. Chaque banque s’est évertuée à retenir et le client et le chiffre d’affaire par tous les moyens.

A l’image d’un journal quotidien qui proposait de publier les petites annonces de clients (payantes) sur son journal pendant qu’un site gratuit va faire la razzia des annonces en tous genres.

La banque low cost imagine l’avenir.

L’exemple du compte sans banque  ouvert dans les bureaux de tabac, ringardise l’image de la banque à guichet.

Le business se propage en franchise de la réglementation en place. Les particuliers s’échangent leurs domiciles, leurs biens d’équipement, les covoiturages et autres. Les start up émergent en marge des institutions établies. Attendre à la manière du lièvre que ces innovations aussi insignifiantes soient elles correspondent à s’y méprendre aux grandes découvertes.

Rien ne sert de courir … certes , mais ne rien dédaigner non plus!

Jacques Guidaniel

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Auteur : Jacques GUIDANIEL

Ex-responsable de Banque, Bloggeur sur QuelAvenir.fr