Je divorce, tu divorces, on divorce

Divorce pourquoi ? Comment ?
Divorce : la fin d’une vie commune

Divorce avec ou sans cause ! C’est à dire avec ou sans juge pour ainsi traduire.

Divorce  : mode d’emploi

Le divorce qui se passe un peu trop bien ! Est-ce possible autrement qu’en chanson?

Ou le divorce c’est mon fils ma bataille ? Autre version !

Le mariage à deux, cest mieux !

A trois  on divorce?….. Une affaire de famille ?

Autrement dit un divorce aujourd’hui, c’est quoi?

Une séparation avec ou sans préparation, oserais je dire?

Cette série de litotes, donnent lieu à autant de réponses.

Deux sortes de divorce : soit tu divorces, soit on divorce

Autrement dit avec consentement mutuel, ou alors devant un juge? C’est bien la première chose sur laquelle, on doit trouver un accord. Car sans accord, la partie ne fait que commencer.

Le législateur dans sa volonté d’avancer « vers la sortie », ouvre des possibilités qui promettent le divorce à moindre prix. Enfin, ceci dit, ce n’est pas l’avis des « accompagnateurs assermentés » qui feraient bien commerce au travers des divisions, je veux parler des divergences que rencontre le couple, bien sûr.

Que reste-t-il de nos beaux jours?

Partager le patrimoine mobilier et immobilier relève de la gageure. En effet, toutes les valeurs sont parties prenantes dans ces  objets, sentiments, bijoux de famille, qui suscitent  un je ne sais quoi de supplément d’âme, écrirait le romancier.

« Objets inanimés avez vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer? « 

Qui sait?

Le vide grenier

Tout doit disparaitre, repartir de zéro, voilà ce qui serait une solution.

Le partage n’a jamais été aussi compliqué, à fortiori quand on y ajoute la mauvaise volonté,  en guise de bolduc !

Quoiqu’il en soit cette problématique doit rester l’affaire du couple. Sinon le fisc « s’invite » à la fête ! Par dessus l’épaule des avocats et du notaire.

Donc la première règle, le bon sens préside au partage.

Le patrimoine mobilier et immobilier sera partagé, sans témoin. Le divorce reste à consommer.

Divorce : sous l’angle financier

« On s’est beaucoup aimer, tu m’as fait de beaux enfants, si l’on partait comme deux vieux fous ! » Michel Sardou

Parlons pensions

Deux sortes de pensions seront évoquées : la pension compensatoire et la pension alimentaire.

La pension compensatoire : définition

La pension compensatoire doit servir à « solder » matériellement ce que les sentiments auraient « altérés » si vous me permettez ma vision des faits.

En d’autres termes, dans un couple on observe assez souvent les traits de vie  : l’un qui rêve et l’autre qui réalise, l’un qui se couche tôt et l’autre qui se lève tôt.

Chacun son biorythme en quelque sorte!

Le législateur veut « réparer » les déséquilibres de bonne et mauvaise fortune individuelle s’entend, qui seraient constatés avec le temps.

Pension compensatoire : aspect financier

En effet, sur le plan financier, dans le couple l’un à pu consacrer ses chances à sa carrière professionnelle avec l’aide du conjoint. Ce dernier  assure l’intendance de la maison et l’éducation des enfants. Le conjoint est lésé par moins de revenus, indépendamment du partage des dépenses.

Les salaires sont des biens communs.

Cette pension compensatoire se calcule donc en prenant en compte la différence de revenu multiplié par le nombre d’années de mariage.

Nous ne sommes plus très glamour, nous allons bientôt en venir à comparer la situation du couple avec la vie relationnelle de « passage »d’un célibataire.

La perte des chances du conjoint s’apprécie en quelque sorte comme  s’ils ne s’étaient pas connus avant.

L’actualité de ces derniers mois fait la part belle aux inégalités financières jusqu’aux marches de Cannes. De ce fait, cette question taraude tous les  » genres ».

Ainsi le divorce est conforme à l’article 1382 du code civil :

 » Tout fait quelconque de l’homme, qui cause un dommage à autrui, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer » .

Malgré cette volonté pleine de grâce, il n’y a pour ainsi dire pas une règle de calcul pour apprécier la pension compensatoire mais différentes façons. Inutile d’épiloguer sur le chiffre d’affaires des avocats que cette pension compensatoire génère, tant les subtilités se mêlent à la nostalgie, (quand les rancœurs ne s’invitent à la rescousse).

La pension alimentaire

La pension alimentaire est faite pour « s’occuper »des enfants et subvenir à leur éducation outre l’obligation alimentaire. Dans ce domaine il y a des barèmes que le juge des affaires familiales surveille avec beaucoup d’attention, car il s’agit là d’une affaire au long cours.

La pension alimentaire accompagnera les enfants jusqu’à leur entrée dans la vie active. Le divorce serait donc une vue de l’esprit car nous sommes dans le déni si nous ne considérons pas le rôle de parents qui doit garantir la chance aux enfants de réussir dans la vie.

Qui se soucie de l’enfant ?   A part les psy ?

Les enfants du divorce existent ils?

Combien d’entre eux connaissent l’angoisse que l’on sait reconnaître aux orphelins !

Qui parle du traumatisme que l’enfant vit innocemment dans la séparation de son père le plus souvent.

Qui se soucie du soutien qu’il serait en mesure de recevoir, alors qu’il se retrouve à la place de juge et parti, aux portes de la vie, avant même de savoir lire et écrire et je ne dis rien des risques qu’il encourt à n’entendre  « qu’une » personne .

 « A qui la faute pas à mon père pas à ma mère » Maxime Le Forestier

Sans doute à l’enfant alors! Qu’à t’il fait pour cela?

Comment accepte-t-il la présence du compagnon ? Et que dire du compagnon?

Désolé d’associer le divorce à un certain déni que ne retient pas le juge. A ce sujet le juge veille rigoureusement au respect du versement de la pension alimentaire. Or, l’enfant même s’il a la faculté de parler au juge, rare sont les occasions offertes.

« La terre appartient à nos enfants c’est notre slogan du moment ».

Fasse qu’ils se soulagent  du fardeau involontaire que leurs parents leur ont si gentiment légué.

Divorce échec de l’enfant Roi, ou remake du Petit Poucet,  des contes de Perrault.

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Auteur : Jacques GUIDANIEL

Ex-responsable de Banque, Bloggeur sur QuelAvenir.fr